La souplesse, ce n’est pas “toucher ses orteils”. C’est une vraie qualité physique qui change ta performance.
Tu penses peut-être que la souplesse, c’est juste une histoire d’étirements ou de flexibilité.
Ou pire : un truc “en bonus”, réservé à ceux qui aiment s’assoir par terre et tirer sur leurs jambes.
Mais la réalité…
C’est que la souplesse influence ta performance, ta technique, ta vitesse, et même ta longévité sportive.
Et si tu veux progresser intelligemment, tu dois comprendre ce qu’elle est vraiment — et comment l’entraîner.
On y va.
Définition : la souplesse, ce n’est pas ce que tu crois
La souplesse correspond à l’amplitude que tu peux atteindre de manière passive, sans contrôle musculaire.
En clair : quelqu’un peut t’amener dans cette amplitude… mais toi, tu n’y as pas accès activement.
Elle dépend beaucoup de ta capsule articulaire et de tes tissus passifs.
Et surtout…
La souplesse est un pré-requis à la mobilité.
Parce que la mobilité, elle, implique du contrôle moteur, de la force, de la coordination.
Pas de souplesse → pas de mobilité.
Pas de mobilité → performance limitée.
Tu vois déjà pourquoi ça compte.
Les mécanismes : comment on gagne en souplesse, vraiment
À court terme, tu peux gagner de l’amplitude très vite.
Mais ce n’est pas parce que ton muscle “s’allonge”.
C’est surtout parce que ta raideur diminue et que ton système nerveux tolère mieux l’étirement.
En gros : tu fais sauter les freins protecteurs.
À long terme, c’est autre chose.
Avec un entraînement régulier — au moins 2 séances par semaine et un vrai volume — tu obtiens de réelles adaptations structurelles.
Certaines méta-analyses montrent même une augmentation de la longueur fasciculaire.
Ce n’est plus juste une sensation.
C’est une transformation physio.
Comment pratiquer intelligemment (et éviter les erreurs)
C’est ici que beaucoup se plantent.
Les étirements statiques longs (30 sec et +) juste avant un sprint, un saut ou une séance explosive…
… peuvent réduire temporairement ta force et ta puissance.
Exactement l’inverse de ce que tu veux.
Alors, que faire ?
Avant ta séance → privilégie les étirements dynamiques, voire légèrement balistiques, dans ton échauffement.
Après la séance → garde les étirements statiques, où tu travailles vraiment en profondeur.
Et si ton objectif est d’améliorer ta souplesse → dédie une séance entière.
Juste ça peut tout changer.
Blessures : la souplesse aide… mais ce n’est pas la priorité
On entend souvent que “le stretching prévient les blessures”.
La vérité est plus nuancée.
Les résultats scientifiques sont mitigés.
Le stretching seul n’est pas LA solution.
Les vraies priorités pour ne pas te blesser ?
• la force
• l’équilibre
• la gestion de la charge
• la technique
Et attention : des étirements mal réalisés peuvent eux-mêmes te blesser.
Ce n’est pas anodin.
Conclusion : travaille ta souplesse… mais fais-le intelligemment
La souplesse n’est pas un gadget.
Ce n’est pas un bonus.
C’est un pilier qui soutient ta mobilité, ta technique, et ton potentiel athlétique.
Travaille-la en fonction de tes besoins, de ton sport et de ton niveau.
Applique ces conseils.
Reviens dessus régulièrement.
Et si tu veux un protocole entièrement personnalisé et adapté à ton profil envoie-moi un message !








